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seulement au mouvement musculaire, au sentiment et à la faculté d’éprouver des émotions intérieures, mais, en outre, à la formation des idées, qui sont d’autant plus nettes et peuvent être d’autant plus nombreuses, que ces hémisphères ont reçu de plus grands développemens.

Ainsi, comment supposer que la nature qui, dans toutes ses productions, procède toujours par degrés progressifs, ait pu, en commençant l’établissement du système nerveux, lui donner toutes les facultés qu’il possède lorsqu’il a acquis son complément et atteint sa plus grande perfection !

D’ailleurs, comme la faculté de sentir n’est nullement le propre d’aucune substance du corps animal, nous verrons que le mécanisme nécessaire à la production du sentiment est trop compliqué pour permettre au système nerveux, lorsqu’il est dans sa plus grande simplicité, d’avoir d’autre faculté que celle d’exciter le mouvement musculaire.

J’essayerai de faire connoître, dans le chap. IV, quelle est la puissance qui a les moyens de produire et de diriger les émissions du fluide nerveux, soit aux hémisphères du cerveau, soit aux autres parties du corps : ici, je dirai seulement que l’envoi du fluide dont il s’agit aux hémisphères du cerveau, y opère des fonctions très-