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offrent déjà quelques vestiges de l’ouïe : tel est encore celui des annelides et des cirrhipèdes, dont les uns possèdent des yeux, tandis que les autres en sont privés par des causes déjà exposées dans le chap. VII de la première partie.

Les mollusques, quoique plus avancés dans la composition de leur organisation que les animaux dont je viens de parler, se trouvant dans le passage d’un changement de plan de la part de la nature, n’ont ni moelle longitudinale noueuse, ni moelle épinière ; mais ils offrent un cerveau, et plusieurs d’entre eux paroissent posséder le plus perfectionné des cerveaux simples, c’est-à-dire, des cerveaux qui sont dépourvus d’hypocéphale, puisqu’au leur aboutissent les nerfs de plusieurs sens particuliers. S’il en est ainsi, dans tous les animaux, depuis les insectes jusqu’aux mollusques inclusivement, le système nerveux produit le mouvement musculaire et donne lieu au sentiment ; mais il ne sauroit permettre la formation des idées.

Enfin, beaucoup plus perfectionné encore, le système nerveux des animaux vertébrés offre une moelle épinière, des nerfs et un cerveau dont la partie supérieure et antérieure est munie accessoirement de deux hémisphères plicatiles, plus ou moins développés, selon l’état d’avancement du nouveau plan. Alors ce système donne lieu non-