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culiers dans lesquels se produisent les actes de l’intelligence. Aussi, lorsqu’on exécute des pensées, et qu’on fixe son attention trop long-temps de suite, ressent-on de la douleur à la tête, particulièrement dans celles de ses parties que je viens de citer.

On voit, d’après ces différentes considérations que, parmi les animaux qui ont un système nerveux :

1°. Ceux qui manquent de cerveau, et conséquemment de sens particuliers et d’un centre de rapport unique pour les nerfs, ne jouissent pas du sentiment, mais seulement de la faculté de mouvoir leurs parties par de véritables muscles ;

2°. Ceux qui ont un cerveau et quelques sens particuliers, mais dont le cerveau manque de ces hémisphères plicatiles qui constituent l'hypocéphale, ne reçoivent de leur système nerveux que deux ou trois facultés ; savoir : celle d’exécuter des mouvemens musculaires, celle de pouvoir éprouver des sensations, c’est-à-dire, des perceptions simples et fugitives, lorsque quelque objet les affecte, et peut-être aussi celle d’éprouver des émotions intérieures ;

3°. Enfin, ceux qui ont un cerveau muni de l'hypocéphale, qui n’en est que l’accessoire, jouissent du mouvement musculaire et du sentiment, de la faculté de s’émouvoir, et peuvent, en outre,