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différentes excitations qui font exécuter les actes organiques et qui constituent l’activité de la vie.

Tenter d’expliquer comment ces fluides agissent, et de déterminer positivement le nombre de ceux qui entrent comme élémens dans la composition de la cause excitatrice de tous les mouvemens organiques ; ce seroit abuser du pouvoir de notre imagination, et créer arbitrairement des explications dont nous n’avons pas les moyens d’établir les preuves.

Il nous suffit d’avoir montré que la cause excitatrice des mouvemens qui constituent la vie, ne réside dans aucun des fluides visibles qui se meuvent dans l’intérieur des corps vivans ; mais qu’elle prend sa source principalement, savoir :

1°. Dans le calorique, qui est un fluide invisible, pénétrant, expansif, continuellement actif, se tamisant avec une certaine lenteur à travers les parties souples qu’il distend et rend irritables par ce moyen, se dissipant et se renouvelant sans cesse, et ne manquant jamais entièrement dans aucun des corps qui possèdent la vie ;

2°. Dans le fluide électrique, soit ordinaire pour les végétaux et les animaux imparfaits, soit galvanique pour ceux dont l’organisation est déjà très-composée ; fluide subtil, dont les mouvemens sont d’une rapidité extraordinaire, et qui, provoquant les dissipations subites et locales du calo-