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plus la chaleur diminue, moins il lui faut d’humidité qui nuiroit alors à sa conservation.

La seconde condition pour que la végétation puisse perfectionner ses produits, exige que le végétal à qui la chaleur et l’eau ne manquent pas, ait aussi de la lumière en abondance. La troisième, enfin, le met dans la nécessité d’avoir de l’air, dont il s’approprie probablement l'oxygène, ainsi que les gaz qu’il y trouve, les décomposant aussitôt pour s’emparer de leurs principes.

D’après tout ce que je viens d’exposer, il est de toute évidence que le calorique est la première cause de la vie, en ce qu’il forme et entretient l'orgasme, sans lequel elle ne pourroit exister dans aucun corps, et qu’il y réussit tant que l’état des parties du corps vivant ne s’y oppose pas. On voit, d’ailleurs, que ce fluide expansif, surtout lorsqu’il jouit, par son abondance, d’une certaine intensité d’action, est le principal agent de l’énorme multiplication des corps vivans dont j’ai parlé tout à l’heure. Aussi est-il constant que, dans les climats chauds du globe, les règnes animal et végétal offrent une richesse et une abondance extrêmement remarquables ; tandis que, dans les régions glacées de la terre, ils ne s’y montrent que dans l’état du plus grand appauvrissement.