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ganisation animale s’est compliquée et perfectionnée ; enfin, sur les facultés nouvelles qu’il donne aux animaux qui en sont munis, selon que sa composition est devenue plus grande. Au contraire, au lieu de fournir des lumières aux physiologistes sur ces différens objets, elle les porte à attribuer partout au système nerveux, dans différens degrés d’éminence, les mêmes facultés qu’il donne aux animaux les plus parfaits ; ce qui ne sauroit avoir le moindre fondement.

Je vais donc essayer de prouver : 1°. que tous les animaux ne peuvent posséder généralement ce système d’organes ; 2°. que, dans son origine, et conséquemment dans sa plus grande simplicité, il ne donne aux animaux qui le possèdent que la seule faculté du mouvement musculaire ; 3°. qu’ensuite, plus composé dans ses parties, il communique alors aux animaux la jouissance du mouvement musculaire, plus celle du sentiment ; 4°. qu’enfin, complet dans toutes ses parties, il donne aux animaux qui en sont possesseurs, la faculté du mouvement musculaire, celle d’éprouver des sensations, et celle de se former des idées, de comparer ces idées entre elles, de produire des jugemens ; en un mot, d’avoir de l'intelligence, quoique plus ou moins développée, selon le degré de perfectionnement de leur organisation.