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Ainsi, lorsque les parties souples des organes sont susceptibles d’être animées par l’orgasme, et de réagir sur les fluides contenus qui les affectent, alors les différens mouvemens et changemens qui en résultent, soit dans les fluides, soit dans les organes, produisent les phénomènes de l’organisation qui sont étrangers au sentiment et à l’intelligence ; mais lorsque les parties contenantes sont d’une nature et d’une mollesse qui les rend passives et incapables de réagir, alors le fluide subtil qui se meut dans ces parties, et qui en reçoit des modifications dans ses mouvemens, donne lieu au phénomène du sentiment et à ceux de l’intelligence ; ce que j’essayerai d’établir dans cette partie.

Il ne s’agit donc dans tout ceci que de relations qui existent entre les parties concrètes, souples et contenantes d’un animal, et les fluides en mouvement (contenables ou incontenables) qui agissent sur ces parties.

Ce fait, qui est assez connu, fut, pour moi, un trait de lumière lorsque je le considérai ; il me servit de guide dans la recherche que je me proposois ; et bientôt je sentis que les actes d’intelligence des animaux étant, ainsi que les autres actes qu’on leur voit produire, des phénomènes de l’organisation animale, ils prenoient aussi leur source dans les relations qui existent entre