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dant, en lui seul s’exécutent les actes de l’intelligence ; et comme le système nerveux peut exister sans lui, c’est donc un organe spécial.

On trouvera, dans la troisième partie, quelques aperçus généraux sur le mécanisme probable des fonctions de cet organe que l’on confond avec la masse médullaire, connue sous le nom de cerveau, dans les animaux vertébrés, et dont cependant il ne constitue que les deux hémisphères plicatiles qui le recouvrent. Il me suffit ici de faire remarquer que, parmi les animaux qui ont un système nerveux, il n’y a que les plus parfaits d’entre eux qui aient réellement leur cerveau muni des deux hémisphères que je viens de citer ; et que, probablement, tous les animaux sans vertèbres, sauf, peut-être, certains mollusques du dernier ordre, en sont généralement dépourvus, quoiqu’un grand nombre d’entre eux ait un cerveau, auquel les nerfs d’un ou de plusieurs sens particuliers se rendent immédiatement, et que ce cerveau soit, en général, partagé en deux lobes, ou divisé par un sillon.

D’après ces considérations, la faculté d’exécuter des actes d'intelligence ne commence guères qu’aux poissons, ou tout au plus qu’aux mollusques céphalopodes. elle est alors dans sa plus grande imperfection ; elle a fait quelques progrès de développement dans les reptiles, surtout dans ceux