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la plus bornée, relativement au nombre de ceux qui la possèdent, même dans sa plus grande imperfection ; mais aussi c’est la plus admirable, surtout lorsqu’elle est bien développée ; et on peut alors la regarder comme le chef-d’œuvre de tout ce qu’a pu exécuter la nature à l’aide de l’organisation.

Cette faculté provient des actes d’un organe particulier qui, seul, peut y donner lieu, et paroît lui-même très-composé lorsqu’il a acquis tous les développemens dont il est susceptible.

Comme cet organe est véritablement distinct de celui qui produit le sentiment, quoiqu’il ne puisse exister sans celui-ci, il en résulte que la faculté d’exécuter des actes d'intelligence, non-seulement n’est pas commune à tous les animaux, mais même ne l’est pas à tous ceux qui possèdent celle de sentir ; car le sentiment peut exister sans l’intelligence.

L'organe spécial, en qui se produisent les actes de l’entendement, paroît n’être qu’un accessoire du système nerveux, c’est-à-dire, qu’une partie surajoutée au cerveau, lequel contient le foyer ou centre de rapport des nerfs. Aussi l’organe particulier, dont il est question, est-il contigu à ce foyer ; d’ailleurs, la nature de la substance dont il se compose ne paroît nullement différer de celle qui forme le système nerveux ; cepen-