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corps reproductifs plus ou moins oviformes de beaucoup d’animaux et de végétaux, ne sont nullement dans le cas de leur être comparés : ce seroit donc s’abuser que de rechercher la génération sexuelle là où la nature n’a pas eu le moyen de l’établir.

Ainsi, la génération sexuelle est particulière à certains animaux et à certains végétaux : conséquemment, les corps vivans les plus simples et les plus imparfaits ne sauroient posséder une pareille faculté.

La circulation : c’est une faculté qui n’a d’existence que dans certains animaux, et qui, dans le règne animal, est bien moins générale que les cinq dont je viens de parler. Cette faculté provient d’une fonction organique relative à l'accélération des mouvemens du fluide essentiel de certains animaux ; fonction qui s’exécute dans un système d’organes particulier qui y est propre.

Ce système d’organes se compose essentiellement de deux sortes de vaisseaux ; savoir : d'artères et de veines ; et presque toujours, en outre, d’un muscle creux et charnu qui occupe à peu près le centre du système, qui en devient bientôt l’agent principal, et qu’on nomme le cœur.

La fonction qu’exécute le système d’organes dont il s’agit, consiste à faire partir le fluide essentiel de l’animal, qui doit ici porter le nom de