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ger aucun organe particulier pour y donner lieu.

Enfin, à un terme encore plus éloigné, terme pareillement variable, même dans les différens individus d’une race, selon les circonstances de leurs habitudes et celles du climat qu’ils habitent, les parties les plus souples du corps vivant qui y est parvenu ont acquis une rigidité telle, et une si grande diminution dans leur orgasme, que la nutrition ne peut plus réparer qu’incomplétement ses pertes. Alors ce corps dépérit progressivement ; et si quelqu’accident léger, quelqu’embarras intérieur que les forces diminuées de la vie ne sauroient vaincre, n’en amènent pas la fin dans cet individu, sa vieillesse croissante est nécessairement et naturellement terminée par la mort, qui survient à l’époque où l’état de choses qui existoit en lui cesse de permettre l’exécution des mouvemens organiques.

On a nié cette rigidité des parties molles, croissante avec la durée de la vie, parce qu’on a vu qu’après la mort le cœur et les autres parties molles d’un vieillard s’affaissoient plus fortement et devenoient plus flasques que dans un enfant ou un jeune homme qui vient de mourir. Mais on n’a pas fait attention que l’orgasme et l’irritabilité qui subsistent quelque temps encore après la mort, se prolongeoient davantage et conservoient plus d’intensité dans les jeunes individus que dans