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qu’il soit de telle classe, de tel ordre, etc. ; il possède essentiellement les quatre facultés que je viens d’énoncer. Or, comme ces facultés sont exclusivement le propre de tous les corps vivans, on peut dire qu’elles constituent les phénomènes essentiels que ces corps nous présentent. Examinons maintenant ce qu’il nous est possible d’apercevoir et de penser relativement aux moyens que la nature emploie pour produire ces phénomènes exclusivement communs à tous les corps vivans.

Si la nature ne crée directement la vie que dans des corps qui ne la possédoient pas ; si elle ne crée l’organisation que dans sa plus grande simplicité (chap. VI) ; enfin, si elle n’y entretient les mouvemens organiques qu’à l’aide d’une cause excitatrice de ces mouvemens (chap. III) ; on demandera comment les mouvemens, entretenus dans les parties d’un corps organisé, peuvent donner lieu à la nutrition, à l’accroissement, à la reproduction de ce corps, et lui donner en même temps la faculté de former lui-même sa propre substance.

Sans vouloir donner l’explication de tous les objets de détail qui concernent cette œuvre admirable de la nature, ce qui nous exposeroit à des erreurs, et pourroit compromettre les vérités principales que l’observation a fait aperce-