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Il n’en est pas de même des animaux à organisation très-composée : dans ceux-ci, le calorique des milieux environnans ne fait que compléter, ou plutôt qu’aider et favoriser le moyen que ces corps vivans possèdent dans la production intérieure d’un calorique continuellement renouvelé. Il est même vraisemblable que ce calorique intérieurement produit, a subi quelques modifications dans l’animal qui le particularisent et le rendent seul propre à l’entretien de l’orgasme ; car lorsque, par l’état de l’organisation, l’orgasme et l’irritabilité se trouvent trop affoiblis, le calorique de l’extérieur, soit celui de nos foyers, soit celui d’une température élevée, ne sauroit suppléer le calorique intérieur.

La même observation semble aussi pouvoir s’appliquer au fluide électrique excitateur des mouvemens et des actions dans les animaux dont l’organisation est très-composée. Il paroît effectivement que ce fluide électrique, qui s’y est introduit par la voie de la respiration, ou par celle des alimens, a subi une modification quelconque en séjournant dans l’intérieur de l’animal, et s’y est transformé en fluide nerveux ou galvanique.

Quant au calorique, il est si vrai qu’il est l’un des principaux élémens de la cause excitatrice de la vie, et que c’est particulièrement celui qui forme et entretient l'orgasme sans lequel la