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duction de nouvelles matières propres à y satisfaire, et auxquels satisfont effectivement les alimens dont les animaux font usage, et les absorptions qu’effectuent les végétaux ;

4°. Enfin, des combinaisons de divers genres que les circonstances des différens actes de la vie et les résultats de ces actes mettent uniquement dans le cas de s’effectuer ; combinaisons qui, sans ces résultats et ces circonstances, n’eussent jamais eu lieu.

Ainsi, pendant la durée de la vie dans un corps, il se forme donc sans cesse des combinaisons qui sont d’autant plus surchargées de principes, que l’organisation de ce corps y est plus propre ; et il se forme aussi sans cesse, parmi ses composés, des altérations, et à la fin des destructions qui donnent lieu perpétuellement aux pertes qu’il éprouve.

Tel est le fait positif et principal que l’observation constante des phénomènes de la vie confirmera toujours.

Reprenons ici l’examen des deux considérations importantes dont j’ai parlé plus haut, et qui nous donnent, en quelque sorte, la clef de tous les phénomènes relatifs aux corps composés ; les voici :

La première concerne une cause générale et continuellement active, qui détruit, quoique avec une lenteur ou une promptitude plus ou