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— « Et il compte sur le pardon d’Éliane !… Comme si Éliane pouvait oublier jamais… » commença Andréa.

— « Cher papa Andréa, » dit Éliane, « oui, je pardonne et j’oublie… M. Castello avait été bon et généreux pour ma mère et… »

— « C’est vrai, Éliane, ma chérie, » dit Yves, « ma pauvre femme, ta mère, avait reçu chez Castello une généreuse hospitalité… Moi non plus, je ne saurais l’oublier ! »

— « Que contiendra cette caisse ? » dit Tanguay. « T’imagines-tu ce que ce sera, Éliane ? »

— « Pas du tout. Tanguay !… D’après la lettre de M. Castello, ce colis devrait nous parvenir bientôt. »

En effet, à quelques jours de là, le colis — une caisse longue et lourde — arrivait à la villa Andréa. Il devait contenir un objet fort pesant, car il fut transporté sur un fourgon et quatre hommes durent prêter main forte pour le porter sur la terrasse.

Andréa, avec l’aide de deux domestiques, défit la caisse et enleva la paille qui en recouvrait le contenu !…

On aperçut une statue en marbre blanc, finement ciselé, dont les traits avaient quelque ressemblance avec ceux d’Éliane.

Cette statue, cadeau de Castello, le moine, Éliane la reconnut aussitôt : c’était celle de l’Ange de la Caverne.


Fin de la Deuxième et Dernière partie.