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Perdus sur la Méditerranée

était déserte… Un navire ne surgit pas tout à coup ainsi ; nous le voyons venir de loin, de très loin même, or…

— On ne peut nier l’évidence, cependant, Laurent, répondirent, en même temps, Hervé et Jean. Il y a là un navire, un gros navire !

— C’est vrai, il y a là un navire ! dit Laurent, qui, à son tour, venait d’appliquer la lunette à ses yeux. C’est un navire d’un gros tonnage aussi ! Il faut lui faire des signaux !

— À quoi sert de faire des signaux ? Ce navire est trop loin ; il ne les verrait pas, dit Jean. Le mieux, ce serait d’aller au-devant de lui, sans perdre un instant.

— Mais, s’il allait s’éloigner pendant ce temps ! s’exclama Hervé.

— Ce navire ne bouge pas ! dit Laurent, qui examinait avec persistance le navire en question.