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Perdus sur la Méditerranée

Les voilà donc partis ces sept enfants. Ils embarquèrent vite, puis Hervé, avec son couteau de poche, coupa l’amarre de la chaloupe. Au préalable, ils avaient déposé dans le fond de l’embarcation, quatre paniers de provisions, que leurs parents avaient préparés pour eux, en vue d’un pique-nique qu’ils devaient faire, cet après-midi-là, sur le bord de la grève.

Personne ne les vit partir. Il faisait une chaleur intolérable et chacun était chez soi ; seuls, ces enfants, qui ne craignaient pas les ardeurs du soleil, s’étaient risqués dehors.

Jamais la mer n’avait été si douce, si caressante. Une brise très légère agitait les flots ; on eût dit qu’ils riaient, les flots, en sympathie avec les sept joyeux enfants.

Hervé, qui avait une jolie voix, se mit bientôt à chanter :