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Page:La Nouvelle revue. vol. 104 (Jan.-Feb. 1897).djvu/87

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LA FORMATION DES ÉTATS-UNIS.

Ainsi sembla se fermer cette longue période de souffrances et de combats, mais les Américains n’étaient pas au bout du labeur. Un dernier effort leur restait à accomplir qu’ils n’avaient pas aperçu tout d’abord. Après tant d’héroïsme et de constance dépensés, ils eurent l’amertume de constater que le problème national n’était pas résolu, que sa solution même semblait avoir reculé, qu’en un mot les États-Unis n’étaient pas unis.



Pierre de COUBERTIN.

    France n’était pas alors sympathique aux États-Unis ; pendant toute cette période, beaucoup d’Américains marquèrent à leurs alliés de la froideur et de l’ingratitude. Jay voulait traiter directement avec l’Angleterre, contrairement aux stipulations de l’alliance franco-américaine. Vergennes manqua sans doute d’habileté en laissant voir le but peu désintéressé qu’il poursuivait ; mais sa conduite n’autorisait pas Jay à trahir la signature de sa patrie.