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Page:La Bruyère - Œuvres complètes, édition 1872, tome 3.djvu/389

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TABLE. 331
Pages,
et de la foi, à aimer l’état du péché , le désespoir
et la damnation. Affreuses conséquences de cette
indifférence absolue : qu’elle renverse les premiers
principes du christianisme : qu’elle est directement
opposée à toutes les demandes que l’on fait dans
l’Oraison dominicale 90
Dialogue VF. — Les Quiétistes abandonnent l’Évan-
gile, l’Eglise et la tradition, pour suivre ce qu’ils
appellent faussement volonté de Dieu. Béatitude
et purgatoire des Ouiétistes en cette vie. Etat
d’union essentielle selon eux, dans lequel l’âme,
pour demeurer en Dieu, n’a plus besoin de Jésus-
Christ médiateur 127
Dialogue VIF. — Oraison de foi pure, parfaite
béatitude. Idée de Dieu présent partout, seui objet
de cette foi. Baisers, attouchements, mariages,
martyres spirituels. Propriété et activité opposées
à l’union essentielle, et sources de tout dérègle-
ment. Abandon parfait, mort spirituelle. Suites
horribles de ces principes, découvertes et avouées
en partie par les Quiétistes, avec la réfutation de
leurs explications. Compatibilité de l’état d’union
essentielle avec les crimes les plus énormes. . . . 145
Dialogue VIII. — Acte permanent et perpétuel de
l’amour de Dieu selon les nouveaux mystiques.
Essence de Dieu considérée sous l’idée la plus
abstraite, objet de cet acte. Exclusion de tous les
autres motifs d’amour et de charité. Contrariété
de cette doctrine à l’Evangile et aux maximes
fondamentales de la religion " IS f >