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Page:La Bruyère - Œuvres complètes, édition 1872, tome 3.djvu/388

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330 TABLE.
Pages
Dialogue II. — Vue confuse et indistincte de Dieu
comme présent partout , seul objet de l’oraison de
simple regard. Elle exclut toute autre connoissance,
toute autre pensée, tout autre acte, tout autre ob-
jet. Elle bannit la crainte des jugements de Dieu,
l’espérance en sa miséricorde , et toutes les autres
considérations. Sainte Thérèse opposée à cette
doctrine. Stupidité dangereuse ou elle conduit.. . I
Dialogue III. — Propriété et activité, source de tout
le mal selon les Quiétistes. Obscurité , embarras
et contradictions de cette doctrine. Qu’elle ruine
la liberté de l’homme et sa coopération à la grâce;
erreur condamnée d’anathème par le concile de
Trente 4
Dialogue IV. — Vie et actions d’un Saint opposées
aux maximes et aux pratiques des Quiétistes. Qu’il
n’attend point des motions et des inspirations
extraordinaires pour faire le bien. Examen de
conscience devient un péché de propriété selon les
Quiétistes. Célébration des fêtes, prières, assis-
tance à la messe. Tiéception des sacrements et
autres pratiques de piété commandées par l’Église,
indifférentes ou nuisibles sçlon les mêmes prin-
cipes 6É
Dialogue V. — Les maximes des Quiétistes détour-
nent de la confession et de la pénitence. L’aban-
don parfait qu’ils enseignent , jette dans l’indiffé-
rence pour le salut, pour les bonnes œuvres, pour
les biens spirituels, pour les vices et les vertus :
il fait consentir l’âme à l’extinction de la charité