Page:L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance, 1803.djvu/91

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion
( 75 )


ennuyante, elle me laissa l’avantage de déclarer mon amour à Lucille, un doux sourire fut sa réponse et me permit de penser que je parviendrais à l’attendrir. Les deux jeunes gens, l’un qui portait le nom de Limade, était le neveu d’Osmond ; l’autre Julien, était destiné à voyager dans les villes de commerce pour en apprendre les élémens ; je leur fis d’autant plus d’accueil que je savais qu’ils ne pouvaient me nuire auprès de Lucille, dont même il ne fut point question à leur égard. Quant à la dame qui était avec Lucille, ma tante ne l’appelait que sa bonne amie, et ce ne fut que quelque temps après que je pus la connaître ; tout ce que j’appris, c’est qu’elle avait amené cette aimable société chez nous.

Je demandai à cette dame et à Lucille la permission de les reconduire, et cela me fut accordé ; nous partîmes sur-le-