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L’ÉCOLE DES BICHES

caroline.

Eh bien ! mignonne, que dis-tu de ma leçon ?

marie.

Ah ! chère cousine ! toi qui dis qu’on ne doit jamais abuser, même des choses qu’on aime le mieux, voilà un passe-temps qui, si on l’employait souvent, pourrait bien en effet nous attirer les maux dont tu m’as parlé.

caroline.

Aussi n’est-ce que très-rarement et par exception que je me permets ces écarts de régime. Il a fallu la promesse que je t’avais faite de préparer les voies à la prise prochaine de ton pucelage, pour faire de telles folies. Maintenant que l’entrée de ton bijou a été un peu forcée, nous nous abstiendrons pendant quelque temps de toute fatigue, pour laisser le temps à la nature de reprendre les forces dont nous avons un peu abusé. Tu es jeune ; à ton âge et avec ta bonne constitution, ta santé ne doit pas en souffrir. Pour le moment, réparons un peu nos forces. Il y a là sur ma table de nuit un