Page:L’École des biches, 1863.djvu/49

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
38
L’ÉCOLE DES BICHES

caroline.

Non ! mais je te vois si confiante, que tu ne trouveras pas mauvais que dans ton intérêt même je prenne mes précautions.

marie.

Mais qu’est-ce que cela peut faire, puisque je t’ai promis la confidence entière de mes actions et même de mes pensées, et, de plus, de me conformer en tout à tes volontés. Je vais te prouver par ma franchise que je sais tenir mes promesses, en te racontant ce qui m’arriva à la suite de notre entretien, et certes, sans la méfiance où je te vois, je ne sais si j’aurais jamais osé.

caroline.

C’est donc sérieux ? Je t’écoute !

marie.

Comme Adrien finissait de me donner les renseignements que je demandais, nous arrivions près de la maison. Au moment de me faire ses adieux, il voulut m’embrasser à ta manière ; mais, me rappelant ta défense, par un brusque mouvement de tête en arrière j’esquivai son