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l8o LES MANUSCRITS DR LEONARD DE VINCI

fleuve; ils ne se battent pas pour les femelles comme les autres animaux. Si cléments, que par instinct, ils ne font aucun mal aux plus faibles. S'ils rencontrent un troupeau de brebis, ils les écartent avec leur trompe pour ne pas les fouler. Ils ne nuisent jamais, si on ne les provoque. Quand l'un d'eux tombe dans un fossé, les autres remplissent le fossé avec des branches, de la terre et des pierres, de façon à élever le fond de manière à ce qu'il puisse sortir. Ils craignent le cri du porc; s'ils fuient, ils ne font pas moins mal aux leurs qu'aux ennemis avec leurs pieds ; ils aiment les fleuves et errent sur leurs bords ; leur grand poids les empêche de nager. Ils dévorent les pierres, les troncs d'arbres. Ils détestent les rats. Les mouches aiment leur odeur et se posent sur eux. ils froncent leur peau et les écrasent dans les plis.

Quand ils passent les fleuves, ils envoient leurs petits vers le bas de l'eau et restent, eux, en amont ; ainsi ils rompent le courant.

20 V.

Le Dragon. — Ils vont de compagnie, se tressent en façon de racines et passent les

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