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LES MANUSCRITS DE LEONARD DE VINCI 139

meut sans la force. Le corps où elle s'incarne ne change ni de volume, ni de poids. Aucun de ses mouvements n'est durable, elle s'accroît dans l'effort et disparaît dans le repos. Le corps qu'elle possède n'a plus de liberté. Souvent elle s'engendre elle-même ; par la force acquise nait une nouvelle force.

La force naît du mouvement, elle est infuse dans le poids ; et de même le coup vient du mouvement infus dans le poids. La force cause le mouvement et le mouvement cause la force.

La force a trois offices qui se subdivisent à l'infini ; tirer, pousser, immobiliser.

Elle se manifeste de deux façons : par l'accroissement subit d'un corps rare dans un corps dense (multiplication du feu dans la bombarde). Ainsi l'eau et le vent chassent tout ce qui s'oppose à leur cours, par la condensation comme dans les corps plies et tordus (l'arbalète) qui tendent à se redresser et à rejeter la chose qui s'opposait à leur course.

Le coup naît de la mort du mouvement et le mouvement naît de la mort de la force.

3S r. La violence se compose de quatre choses

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