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autres de la jungle, nous n’avons aucun rapport avec eux. Nous ne buvons pas où boivent les singes, nous n’allons pas où vont les singes, nous ne chassons pas où ils chassent, nous ne mourons pas où ils meurent. M’as-tu jamais jusqu’à ce jour entendu parler des Bandar-log ?

— Non, dit Mowgli tout bas, car le silence était très grand dans la forêt, maintenant que Baloo avait fini de parler.

— Le Peuple de la jungle a banni leur nom de sa bouche et de sa pensée. Ils sont nombreux, méchants, malpropres, sans pudeur, et ils désirent, autant qu’ils sont capables de fixer un désir, que le peuple de la jungle fasse attention à eux. Mais nous ne faisons point attention à eux, même lorsqu’ils nous jettent des noix et du bois mort sur la tête.

Il avait à peine achevé qu’une grêle de noix et de brindilles dégringola au travers du feuillage ; et on put entendre des toux, des ébrouements et des bonds irrités, très haut dans les branches.

— Le Peuple Singe est interdit, prononça Baloo, interdit auprès du Peuple de la Jungle. Souviens-t’en.

— Interdit, répéta Bagheera ; mais je pense tout de même que Baloo aurait dû te prémunir contre eux…

— Moi — Moi ? Comment aurais-je deviné qu’il irait jouer avec pareille ordure ? Le Peuple Singe ! Pouah !

Une nouvelle grêle s’abattit sur leurs têtes et ils détalèrent au trot, emmenant Mowgli avec eux.

Ce que Baloo avait dit des singes était parfaitement vrai. Ils appartenaient aux cimes des arbres ; et, comme les