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à Barmao que voilà, pendant que nous tâchions d’éloigner de sa mère ce jeune éléphant qui a une verrue à l’épaule.

Machua Appa désigna du doigt Petit Toomai.

Petersen Sahib le regarda, et Petit Toomai salua jusqu’à terre.

— Lui, jeter une corde ? Il n’est pas plus haut qu’un piquet… Petit, comment t’appelles-tu ? dit Petersen Sahib.

Petit Toomai avait trop peur pour desserrer les dents, mais Kala Nag était derrière lui ; le gamin fit un signe, et l’éléphant l’enleva dans sa trompe et le tint au niveau du front de Pudmini, en face du grand Petersen Sahib. Alors, Petit Toomai se couvrit le visage de ses mains, car il n’était qu’un enfant et, sauf en ce qui touchait les éléphants, aussi timide qu’enfant au monde.

— Oh ! oh ! dit Petersen Sahib en souriant sous sa moustache, pourquoi donc avoir appris à ton éléphant ce tour-là ? Est-ce pour t’aider à voler le blé vert sur le toit des maisons, quand on met à sécher les épis ?

— Pas le blé vert. Protecteur du Pauvre — les melons, dit Petit Toomai.

Et tous les hommes assis à l’entour remplirent l’air d’une explosion de rires. La plupart d’entre eux avaient dans leur jeune âge appris ce tour à leurs éléphants. Petit Toomai était suspendu à huit pieds en l’air, mais il aurait très fort désiré se trouver à huit pieds sous terre.

— C’est Toomai, mon fils, Sahib ! dit Grand Toomai, en fronçant les sourcils. C’est un méchant garçon, et il finira en prison, Sahib.

— Pour ça, tu me permettras d’en douter ! repartit Petersen Sahib. Un garçon qui, à son âge, ose affronter un