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pareil à la charge de Kotick à travers les nurseries. Il se jeta sur le plus gros Sea Catch qu’il put trouver, le happa à la gorge, l’étrangla, le cogna et l’assomma, jusqu’à ce que l’autre poussât le grognement de miséricorde, puis le jeta de côté pour attaquer le suivant. Voyez-vous, Kotick n’avait jamais jeûné quatre mois durant, selon la coutume annuelle des grands phoques ; ses courses en haute mer l’avaient gardé en parfaite condition, et, par-dessus tout, il ne s’était jamais encore battu. Toute blanche, sa crinière frisée se hérissait de colère, ses yeux flamboyaient, ses grandes canines brillaient : il était splendide à voir. Le vieux Sea Catch, son père, le vit passer comme une trombe, traînant sur le sable les vieux phoques grisonnants, comme autant de plies, et culbutant les jeunes dans tous les sens, et Sea Catch cria :

— Il est peut-être fou, mais c’est le meilleur champion des Grèves ! N’attaque pas ton père, mon fils ! Il marche avec toi !

Kotick rugit pour toute réponse, et le vieux Sea Catch entra dans la lutte en se dandinant, la moustache hérissée et soufflant comme une locomotive, tandis que Matkah et la fiancée de Kotick s’accroupissaient pour suivre le spectacle, et admiraient leurs hommes. Ce fut une magnifique bataille, car l’un et l’autre se battirent aussi longtemps qu’il resta le moindre phoque à oser lever la tête ; et, lorsqu’il n’en resta plus, ils paradèrent fièrement sur la grève, côte à côte, en mugissant.

À la nuit, comme les feux boréaux commençaient à scintiller et à danser à travers le brouillard, Kotick