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fleurs. Des marches, grossièrement taillées dans la pierre, donnent accès au rocher.

On voit, en outre, à l’extrême droite de la scène, les marches supérieures d’un autre escalier de pierre, reliant le rempart au préau ou cour intérieure du burg.

En somme, la scène forme un triangle, dont les angles sont occupés par le grand donjon (premier plan, à gauche), la tour du guet (troisième plan, vers la gauche) et le rocher (premier plan, à droite). Le pont-levis et le chemin de ronde figurent deux côtés du triangle, dont le second est beaucoup plus long que le premier. Quant à la base du triangle, elle serait située dans l’espace compris entre le grand donjon et le rocher, où l’on voit la partie supérieure du rempart, montant du préau et entièrement tapissée de lierre.

Au delà du parapet, et à perte de vue, un cirque immense de sapinières.

Debout, au sommet du rocher, Odile contemple le coucher du soleil, dont la braise rougit la cime des sapins.



Scène première

ODILE, HILDA.

(Hilda parait à droite, sur les marches de l’escalier de pierre, montant du préau. Elle s’arrête. On ne la distingue qu’à mi-corps et de dos. Costume éclatant de courtisane barbare. Grand luxe de bracelets et de bijoux. Elle observe longuement Odile, toujours plongée dans sa contemplation rêveuse.)


HILDA

L’étrangère !… Elle encore, au sommet du rocher, Où comme une colombe elle aime à se percher !…