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mischen Literatur d. christl. Theologie, Schaffhouse, 1861-1867. — J. Donaldson, A critical history of Christian literature and doctrine from the death of the Apostles to the Nicene council ; vol. II-III : The Apologits ; Londres, 1866. — R. Mariano, Le apologie nei primi tre secoli della chiesa ; le cagioni et gli effetti, saggio critico-storico ; Naples, 1888. — G. Schmitt, Die Apologie der drei ersten Jahrhunderte in historisch-systematischer Darstellung, Mayence, 1890.


2. Le principal représentant de la littérature apologétique au iie siècle fut saint Justin. Il naquit vers l’an 100, en Judée, à Flavia Neapolis, l’ancienne Sichem, aujourd’hui Naplouse. Son père, Priscos, et son grand-père, Baccheios, étaient Grecs d’origine et païens. Lui-même fut élevé dans le paganisme. Il raconte, dans le Dialogue avec Tryphon (ii-viii), comment il passa de la philosophie au christianisme, et l’on accorde généralement à l’ensemble de ce récit une valeur historique. La conversion eut lieu vraisemblablement à Éphèse, sous Hadrien. Puis il parcourut le monde, à la façon des sophistes de cette époque, prêchant sa foi. Il séjourna à Rome sous Antonin. Là, quoique simple laïque, il avait groupé autour de lui comme une école de disciples volontaires. Nous savons par lui-même (Apol., II, iii) qu’il discuta souvent avec le philosophe cynique Crescens. Est-ce à la haine de cet adversaire, comme il le fait