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Page:Jules Verne - L’Île mystérieuse.djvu/424

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l'île mystérieuse.

« Le pavillon noir ! » s'écria Ayrton. (Page 423.)

L’ingénieur avait-il donc raison dans ses pressentiments ? Était-ce un bâtiment de pirates ? Écumait-il ces basses mers du Pacifique, faisant concurrence aux praos malais qui les infestent encore ? Que venait-il chercher sur les atterrages de l’île Lincoln ? Voyait-il en elle une terre inconnue, ignorée, propre à devenir une recéleuse de cargaisons volées ? Venait-il demander à ces côtes un port de refuge pour les mois d’hiver ? L’honnête domaine des colons était-il destiné à se transformer en un refuge infâme, — sorte de capitale de la piraterie du Pacifique ?

Toutes ces idées se présentèrent instinctivement à l’esprit des colons. Il n’y avait pas à douter, d’ailleurs, de la signification qu’il convenait d’attacher à la