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des parties aériennes

enfin l’organisation du champignon d’autant plus avancée qu’on l’examinerait à la périphérie du tubercule, puisqu’il s’avancerait, en absorbant le contenu des utricules, de la circonférence au centre du tubercule.

Je crois avoir démontré qu’on rencontre en outre, à l’intérieur des utricules provenant de tubercules sains, un réseau semblable à celui qu’on a considéré comme un champignon spécial ; et l’explication que j’en donne me permet de conclure que la composition chimique d’un corps ne peut pas servir à démontrer sa véritable nature au point de vue du naturaliste.


§ V. — Diminution de la fécule.


A l’exception de quelques cas assez mal définis, les tubercules avariés et les tubercules sains paraissent renfermer à peu près la même quantité de fécule. La plupart des observateurs sont d’accord à ce sujet. Cependant MM. Rayer et Valenciennes ont rencontré des tubercules complètement dépourvus de fécule, mais ce phénomène est heureusement exceptionnel, et ne paraît appartenir, lorsqu’il s’étend à tout le tissu, qu’aux tubercules-semences.

Cette opinion est aussi, je le crois, celle de M. Payen. « On observe en effet, dit cet habile chimiste, certains tubercules offrant un pareil