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Temples. Où en sommes-nous et qu’espérons-nous de nôtre silence et de nôtre lâcheté ! Puisque nous connoissons la grandeur du mal, pourquoy ne tâchons nous pas d’y apporter du reméde ?

VI. S’il est vray comme on n’en scauroit douter, qu’une femme modeste est également agréable à Dieu et aux hommes, il n’est pas moins certain qu’une femme sans modestie doit déplaire aux hommes comme elle déplaist à Dieu. Ou pour parler le langage de l’Ecriture, s’il est vray que c’est grace sur grace qu’une femme modestement vestue qui donne des marques de sa sainteté par sa pudeur, il est indubitable que c’est crime sur crime qu’une femme vestue à la mondaine qui fait douter de son innocence par sa nudité ; c’est un crime parce qu’elle peche contre la pudeur, c’est un double crime parce qu’elle fait pecher contre la pureté et qu’en même temps qu’elle se rend coupable, elle travaille avec le démon à faire des criminels.

VII. L’Apôtre S. Paul avoit préveu tous ces maux, et pour y remédier il ordonna que les femmes ne parussent dans les Eglises qu’avec des habits modestes, ornées de pudeur et de chasteté, non pas d’or et de pierres précieuses : telles que doivent être des femmes Chrétien-