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Page:Isis Copia - Fleurs de rêve, 1911.pdf/85

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Sous le linceul du flot lointain
Disparaît l’ardente prunelle
Du soleil, si gaie au matin,
Mais à cette heure bien plus belle !
Et la prunelle de la nuit
Se lève haut sur la montagne,
Éclairant la vaste campagne ;
C’est la douce lune qui luit !

Et mon cœur si jeune se serre
Sous la splendeur de ce beau soir…
L’ombre lui pèse et le mystère
Du monde lui semble trop noir…
Et des larmes, sans juste cause,
Larmes d’une incomprise peur,
Larmes d’enfant sans frère ou sœur,
Glissent sur ma paupière close…