Page:Isis Copia - Fleurs de rêve, 1911.pdf/84

Cette page a été validée par deux contributeurs.




CRÉPUSCULE



Très lentement mon pas rêveur
Marque le sol de vos allées ;
Et je marche, étreignant mon cœur,
Sous vos branches échevelées ;
S’enlaçant amoureusement,
Dans les festons de leur feuillage
À moi sourit comme une image
D’ami lointain tendre et charmant.

… Et c’est le soir… et le silence
Avec ses échos assoupis
Coule dans mon âme en partance
Vers un ciel de rêves amis.
Ah ! c’est l’heure crépusculaire
Qui faisait frissonner Rousseau,
Où songeait aux morts Edgar Poe,
L’heure où méditait Baudelaire…