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Page:Isis Copia - Fleurs de rêve, 1911.pdf/59

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Mais les flots sont gardés, abrités par le verre,
Ô perle de mon cœur, tu t’écoules sur terre !…
Nul ne prendra jamais le soin de t’essuyer ;
Aquarium, non, non ! je ne puis l’oublier ;
Adieu ! Je laisse en toi de mon âme fidèle
Une larme, un soupir, chaudes, nobles parcelles ;
Au moins, toi, garde-les secrètes en ce lieu…
Adieu, trop tristes flots ! Aquarium, adieu !

Répandez le frisson de vos notes plaintives,
Ranimez vos accords, ô flots, et que vos chœurs
Gémissent sur l’azur de vos cités natives ;
Et par le cœur humez ses lointaines douceurs ;
Puis, quand vous vous sentez à l’étroit sur nos rives
Baignez tous nos rochers des perles de vos pleurs !