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Page:Isis Copia - Fleurs de rêve, 1911.pdf/47

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Un doigt câlin d’enfant qui caresse mon front,
Un gazouillis d’oiseau, d’un fleuve le murmure,
Un sourire amical, un cri de la nature
Ou du soleil un rayon blond,

C’était la fanfare lointaine
Qui jouait Dieu sauve le Roi
C’était la vibration certaine
Des cœurs vaillants et pleins de foi ;
De tes moelleux flots nostalgiques
Harmonie, ô nectar divin,
Je laisse couler dans mon sein
Les tiédeurs mélancoliques…

Muses, Beautés, Beaux-Arts aimés,
Océans, rivières, verdures,
Azur immense, astres dorés
Qui du ciel êtes la parure
À vous, à vous mes jeunes ans,
À vous ma jeune intelligence,
Mon amour et ma confiance,
À vous mes rêves bleus et blancs !