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CAPRICIEUSE



Grandiose, imposant dans la voûte profonde,
Le soleil saluait d’un coutumier adieu
Le fleuve, les palmiers, les sables de ce lieu
Et cheminait vers l’autre monde.

Alors tout l’horizon laisse monter un cri,
Le firmament se teint de lilas et de rose
(Frémissantes couleurs où l’azur doux repose),
Et le zéphir souffle attendri.

Le Caire était caché sous une vague brume,
Les arbres tournoyant sur les bords bruns du Nil
L’ombre tombait partout, sans trouver de péril,
Et couvrait la plaine et l’écume.