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UN MATIN



Oh, que le ciel est doux dans son azur qui brille !
Au loin le minaret dresse son bout pointu ;
Le soleil vivifiant sur nos têtes scintille,
Et toi, mon pauvre cœur, pourquoi soupires-tu ?

Que ne t’épanches-tu plein d’amour et de vie…
Déjà ton front est lourd, ta lyre sans accents ;
Sont-ce là les transports de l’âge qu’on envie,
Sont-ce là les attraits, l’ivresse de tes chants… ?