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Page:Isis Copia - Fleurs de rêve, 1911.pdf/141

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Vous grécisez le français.

Pourquoi ne dites-vous pas « sans y changer une virgule » au lieu de « sans y changer un iota » ?

Je comprends vos peines si vous vivez avec des personnes qui ne sont pas ce que vous aimez, je comprends votre dégoût, je comprends cette mélancolie qu’engendre une vie que vous ne désirez point. Je comprends que vous désirez la solitude qui est faite pour les âmes d’élite et les âmes qui ont la noblesse de l’intelligence ou celle du cœur.

Il paraît que quand on est jeune on ne peut pas juger la vie réelle ; l’imagination est frappée de certaines images qui paraissent lumineuses, elle en est comme éblouie, puis lorsque la raison reprend sa place principale, il y a une détente nécessaire qui fatigue.

On ne cesse de le répéter théoriquement ; prouvez donc que la jeunesse est stupide ou incapable.

En tout et toujours, il faut un idéal qui élève l’âme, idéal supérieur au commun mais cependant réalisable.

Shelley réduit en cendres après sa mort ; excepté son cœur conservé froid et intact.

Oh ! la triste et délicate idée !