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Savez-vous ce qu’est le manque de vraie et sincère amitié pour le cœur qui a besoin de s’épancher ? Je souhaite que non, et je voudrais que vous ne le sussiez jamais.

Cependant, dans la nuit sombre et froide dans laquelle mon âme se débattait angoissée, vous êtes apparue, comme l’aube au matin, avec la lumière et la chaleur, et je me suis laissé captiver par vos qualités si attrayantes de l’intelligence et du cœur, comme l’alouette se laisse tirer au-dessus d’un miroir lumineux.

Soyez pour moi, amie, ce que Pauline n’a pas été, et ayez l’assurance de n’avoir pas à obliger une ingrate : encore que si le destin continue à nous éloigner l’une de l’autre, je vous porterai dans mon cœur comme je suis et resterai dans le vôtre.


I. C.