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Canon.[1]


CANTIQUE PREMIER.


Celui même qui ensevelit autrefois dans les vagues de la mer Rouge, Pharaon, le tyran persécuteur, les enfants de ceux qu’il avait sauvés alors le déposent aujourd’hui dans le sein de la terre et l’ensevelissent. Mais nous, imitant les filles d’Israël, célébrons le Seigneur, car il a fait éclater sa gloire.

Verset. Gloire à Votre passion, ô Seigneur !

Pour faire votre prière vous avez fléchi les genoux, Vous, devant qui fléchissent toutes les tribus du ciel, de la terre et celles de l’enfer. Inclinez-vous pour entendre ma prière et écoutez-moi comme votre Père vous a écouté quand vous avez prié.

Verset. Gloire à Votre passion, ô Seigneur.

  1. Le mot Canon, dans l’Église Gréco-Russe, s’applique aux neuf Cantiques écrits avec une certaine mesure et chantés d’une certaine manière. On compte huit manières différentes. Le premier verset de chacun de ces neuf cantiques porte le nom d’ἵϱμος (de ἕιϱω, lier, unir) parce qu’il sert de lien entre tous les versets du même cantique. Le cantique second ne se chante ordinairement que les jours de Carême. De sorte que tous les canons, en réalité, se composent seulement de huit cantiques. — Dans ce Canon, tous les premiers versets (ἵϱμος) de chaque cantique appartiennent à l’Église, et à l’auteur seulement les versets qui se rattachent à eux.