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cela le juge susmentionné, et lui dit : « Fais-moi connaître ceux qui (dans Cowil) pensent comme les individus qui viennent d’être exécutés, et agissent comme ils l’ont fait. » Le kâdhi dicta les noms d’un grand nombre de personnes, parmi les grands du pays. Lorsque le monarque vit cela, il dit : « Cet homme désire la destruction de la ville. » (Et, s’adressant à ses satellites, il ajouta) : « Coupez-lui le cou. » Ils le lui coupèrent. Que Dieu ait pitié de lui !


DE LA CONDAMNATION À MORT DU CHEÏKH ALHAÏDARY PAR LE SULTAN.

Le cheikh ’Aly alhaïdary habitait la ville de Cambaie, sur le littoral de l’Inde ; c’était un homme d’un grand mérite, d’une réputation immense, et il était célèbre dans les pays, même les plus éloignés. Les négociants qui voyageaient sur mer lui vouaient de nombreuses offrandes, et à leur arrivée, ils s’empressaient d’aller saluer ce cheïkh, qui savait découvrir leurs secrets, et leur disait la bonne aventure. Il arrivait souvent que l’un d’eux lui avait promis une offrande