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portés par le cheikh Zâdeh de Damas. Nous avons déjà retracé, dans la première partie de ces voyages, les aventures de Madjd eddîn, et nous en parlerons de nouveau plus loin.


DU CADEAU QU’IL FIT À BORHÂN EDDÎN ASSÂGHARDJY
(DE SÂGHARDJ, PRÈS DE SAMARKAND).

Borhân eddîn, était un imâm prédicateur d’une grande libéralité : il prodiguait son bien, de façon que souvent il faisait des dettes, pour être libéral envers les autres. Lorsque son histoire parvint au sultan, celui-ci lui expédia quarante mille dinars, et le sollicita de se rendre dans sa capitale. L’imâm accepta la somme d’argent, avec laquelle il paya ses dettes ; puis il se rendit dans le pays de Khatha (le nord de la Chine), et il refusa d’aller vers le souverain de l’Inde. Il dit à ce propos : « Je n’irai point chez un sultan devant lequel les savants se tiennent debout. »