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nèrent après cela. Le salon de ce personnage fut, ce jour-là, un lieu sanctifié par la science, la prédication et les bénédictions ; les gens repentants s’y présentèrent à l’envi l’un de l’autre. Il prit d’eux des engagements, et coupa leurs cheveux sur le devant de la tête. Ces individus consistaient en quinze étudiants, qui étaient venus de Basrah pour cet objet, et en dix hommes du peuple de Toster.


ANECDOTE.

Lorsque je fus entré dans cette ville, la fièvre me prit. Cette maladie attaque quiconque pénètre dans cette contrée durant la saison chaude, ainsi qu’à Damas et dans d’autres villes, abondantes en eau et en fruits. La fièvre atteignit aussi mes compagnons. Un cheïkh d’entre eux, nommé Yahia alkhorâçâny, vint à mourir. Le cheïkh (Cherf eddîn Moûça) se chargea de le faire inhumer, avec toutes les cérémonies nécessaires, et fit la prière sur son corps. Je laissai à Toster un de mes compagnons qui s’appelait Béhâ eddîn Alkhotény. Il mourut après mon départ. Pendant ma ma-