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Page:Hugo - La pitié suprême, 1879.djvu/80

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C’est bien. C’est le tyran.
                           Sous son front sans rayons
L’égoïsme a produit la morne insouciance ;
Les deux flambeaux humains, science et conscience,
N’ont jamais un moment flamboyé dans sa main.
Sa conscience est là, morte, sur le chemin,
Les rhéteurs ont soufflé cette flamme éphémère ;
On n’est pas sûr qu’il ait ouvert une grammaire.
Il frappe ; il ne sait rien ; comment l’avertit-on ?
En vénérant le sceptre, en baisant le bâton.
Jamais d’objection, quoi qu’il fasse ou qu’il veuille.
Il parle ; un peuple entier tremble comme la feuille ;
Il a crié : Je règne ! et tous ont dit : Régnez !
Il a marché sur tous, tous se sont prosternés ;
Conseillé par un prêtre à l’oreille, il s’écrie :