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Page:Hugo - La pitié suprême, 1879.djvu/44

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Je l’ai considéré dans le creux de ma main ;
Calme, j’ai fait de l’homme et du temps l’examen ;
J’ai de chaque momie et de chaque squelette
Mesuré la hauteur, défait la bandelette ;
Mon scalpel a mêlé dans sa dissection
Byzance avec Ducas, avec Joram Sion ;
J’ai confessé les lois, lâches entremetteuses ;
J’ai scruté les jours faux, les justices boiteuses,
L’impur flambeau des mœurs sur qui le vent soufflait,
Sur le front des tyrans j’en ai vu le reflet ;
Je les ai confrontés et pris l’un après l’autre,
J’ai vu, j’ai comparé leur nature à la nôtre ;
J’ai pesé les forfaits, j’ai dédoré les noms,
Et, frémissant, j’arrive à ceci- ; Pardonnons !

                                  *