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Page:Hugo - La pitié suprême, 1879.djvu/125

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Oh ! soyons bons surtout pour les cruels. C’est triste
Que la bonté, si belle alors qu’elle persiste,
Vis-à-vis des méchants soit si prompte à l’oubli !
Le méchant, c’est le cœur d’amertume rempli.
Vous cherchez les souffrants ; il est le véritable.
Oh ! le cri de cette âme est le plus, lamentable.
Être le guérisseur, le bon samaritain
Des monstres, ces martyrs ténébreux du destin,
Leur panser leur puissance et leur laver leur crime,
Entre les devoirs saints c’est le devoir sublime.
Est-il donc impossible, ô Dieu, de secourir,
D’assoupir, de calmer, d’aider, de faire ouvrir
A la sainte pitié ses ailes toutes grandes ?
Homme, on t’a fait le mal ; ce qu’il faut que tu rendes,