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NOTE V. LA VILLE DE SAINT-QUENTIN.

La lettre qui suit est adressée par Victor Hugo au Cercle républicain de Saint-Quentin :

Paris, le 17 janvier 1880.

Chers citoyens de Saint Quentin,

M. Anatole de La Forge va vous revoir ; il va constater une fois de plus la profonde adoption qui le lie à votre cité. Votre cité, dans une occasion suprême, a trouvé en lui, dans l’écrivain et dans le préfet, les deux hommes nécessaires aux temps sérieux où nous vivons : l’homme éloquent et l’homme vaillant.

Votre nom et le sien sont liés ensemble, et glorieusement, aux jours terribles de l’invasion vandale.

Il va vous parler de moi. Je ne puis l’en empêcher ; d’ailleurs, j’appartiens à tous, et le peu que je vaux vient de là. Qu’il accomplisse donc sa pensée ; mais, quelle que soit la puissance de sa parole, jamais il ne vous dira assez combien j’honore en vous le double sentiment qui fait de votre cité une ville charmante parmi les villes littéraires, et une ville héroïque parmi les villes patriotes.

Je presse vos mains cordiales,

VICTOR HUGO.


NOTE VI. CONTRE L’EXTRADITION D’HARTMANN.

Le gouvernement russe réclamait du gouvernement français l’extradition du nihiliste Hartmann.

Victor Hugo intervient :