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V DÉMISSION DE VICTOR HUGO

Le 8 mars, au moment où le représentant Victor Hugo se préparait à prendre la parole pour défendre Paris contre la droite, survint un incident inattendu. Un rapport fut fait à l’Assemblée sur l’élection d’Alger. Le général Garibaldi avait été nommé représentant d’Alger par 10,600 voix. Le candidat qui avait après lui le plus de voix n’avait eu que 4,973 suffrages. On proposa l’annulation de l’élection de Garibaldi. Victor Hugo intervint.

SÉANCE DU 8 MARS 1871

M. VICTOR HUGO.-Je demande la parole.

M. LE PRÉSIDENT.-M. Victor Hugo a la parole. ( Mouvements divers. )

M. VICTOR HUGO.-Je ne dirai qu’un mot.

La France vient de traverser une épreuve terrible, d’où elle est sortie sanglante et vaincue. On peut être vaincu et rester grand ; la France le prouve. La France accablée, en présence des nations, a rencontré la lâcheté de l’Europe. ( Mouvement. )